Avec votre gouaille et votre ironie face à vos bourreaux, nous vous pensions invulnérable.
Pourtant, vulnérable, vous l’étiez, maintenant qu’il faut parler de vous au passé.
Mais au présent, vous êtes immortel.
Tellement au-dessus du grouillement de la basse-cour poutinienne, vous me faites penser à cet énigmatique « Colosse » de Goya

qui traverse la petitesse de ceux qui se croient grands alors qu’ils ne sont que de grotesques nabots.
Le vent emportera Дворец Путина, Dvorets Poutina, le «Palais de Poutine», dont vous aviez révélé l’existence, minable délire infantile d’un minable nouveau riche, image de ses détournements de fonds, de ses crimes monstrueux et de ses guerres absurdes.
Tout cela roulera quelque jour dans la fange.
Car si la gloire de ce monde passe, la vôtre ne passera pas.
En dépit de limites inévitables, un infini merci à vous, qui avez su sauver l’Honneur de votre pays et l’Honneur de l’Homme, tout simplement, dans ce monde de faux semblants méprisables dont nous nous contentons trop souvent.
Citoyens russes, le 15 mars, votez Navalny !
Граждане России, 15 марта голосуйте за Навального!
*
Ajout de 20/02 :
Et il n’y a pas de raison que cela s’arrête :
« Sans faire la moindre allusion à une éventuelle implication de Moscou, Sergueï Narishkin, le chef du service de renseignement extérieur russe, a traité le déserteur russe de « traître criminel », « devenu un cadavre moral dès le moment où il a planifié son abject et terrible crime », a rapporté l’agence officielle nationale Tass. Un reportage du mois d’octobre diffusé par la télévision d’État russe assurait que les services spéciaux avaient été sommés de retrouver le pilote et de le punir pour sa défection ».