« Volèm viure al païs ». Remarques sur l’inanité de peurs soigneusement entretenues ; ainsi que sur quelques limites de la bienpensance standard à propos de l’immigration.

L’émission « 28 minutes » du 30/06, qui accueillait Benjamin Stora, nous a proposé quelques réflexions synthétiques et pleines d’intérêt sur la question des migrants.
http://www.arte.tv/guide/fr/057877-093/28-minutes?autoplay=1
(à partir de 12mn).

D’abord un rappel par Nadia Daam des 1425 réfugiés syriens accueillis par la France en 2014, alors que l’Allemagne en a reçu 23 860…

Parmi d’autres chiffres propres à détruire le mythe du « raz de marée » et des « hordes d’immigrés » à l‘assaut de nos frontières, puisque le nombre des migrants représenterait, toujours en 2014, 0,0004% de la population européenne.

Chiffres qui nous interrogent sur ce que Benjamin Stora nomme la « rupture de la tradition humaniste », que les politiques de tous bords entérinent « par peur de l’opinion publique ».

Évolution des mentalités et faillite du courage politique sur lesquelles il convient bien sûr de s’interroger d’urgence.

Mais Benjamin Stora souligne aussi (13mn 43) « la confusion extrême dans l’opinion entre les demandeurs d’asile, les migrants, les immigrés, l’Islam, le terrorisme, tout ce qu’on voudra… », et voudrait sensibiliser à « l’énorme travail à faire pour essayer de donner un sens à ce questionnement ».

C’est dans cette perspective que je propose ici quelques modestes remarques qui voudraient contribuer à dépasser une approche épidermique et/ou émotionnelle qui, dans un sens ou dans l’autre – celui du rejet comme celui d’une compassion peu réfléchie – alimente une telle « confusion extrême ».

Car une fois de plus, il me semble nécessaire de « remettre les choses à l’endroit ».

J’ai été proche, dans ma jeunesse, de mouvements qui plaçaient au centre de leurs préoccupations l’adage fort respectable « volèm viure al païs » (nous voulons vivre au pays).

Il me semble donc que la question la plus importante à se poser, face au problème de l’émigration/immigration, même si celle de l’accueil prime dans l’ordre de l’urgence immédiate, est celle des raisons qui poussent des gens, dont l’immense majorité voudrait « vivre au pays » et rester sur leurs terres, dans leur environnement culturel, à opérer un arrachement aussi traumatique.

Depuis les réfugiés espagnols que j’ai pu connaître dans ma jeunesse jusqu’aux émigrés récents que je peux fréquenter, la question la plus lancinante qui se pose est celle de cet exil « inconsolable » dont parle Élisabeth Quin, le plus souvent liée à celle du retour « au pays ».

Le problème essentiel se pose donc à la racine des raisons de l’émigration. Et ce n’est pas un discours compassionnel et incantatoire sur la nécessité bienpensante d’un accueil tous azimuts qui le résoudra en quoi que ce soit.

Même si la nécessité de l’accueil d’urgence doit bien sûr faire partie des paramètres.

Mais, dans le cas de l’asile politique comme dans celui de l’émigration économique, il me paraît important de ne pas céder à plusieurs illusions, qui, si elles permettent de nourrir à peu de frais une bonne conscience bien ambigüe, nous dégagent trop facilement de notre responsabilité d’aborder le problème à ses racines mêmes.

Dans le cas de l’émigration d’origine politique (Irak, Syrie, Libye, etc.), l’accueil d’urgence est bien entendu un devoir absolu.

Mais cet accueil ne doit pas nous masquer que la responsabilité internationale doit être en premier lieu d’agir – politiquement, diplomatiquement, militairement le cas échéant – pour que cessent le plus rapidement possible les troubles qui sont à l’origine de cette émigration.

La chose est certes difficile, mais il est impossible de se contenter d’entériner le fait accompli, et de faire ainsi le jeu des groupes (djihadistes en particulier) qui poussent individus et communautés à quitter leurs pays d’origine.

« De hauts responsables musulmans et chrétiens ont exhorté (…) au Caire les chrétiens du Moyen-Orient à rester dans la région malgré les persécutions et les exactions perpétrées par les groupes djihadistes.
‘’L’exil forcé des chrétiens et d’autres groupes religieux ou ethniques est un crime que nous condamnons tous », ont déclaré les dignitaires religieux d’une vingtaine de pays à l’issue d’une conférence internationale sur le « terrorisme » convoquée par Al-Azhar, l’une des plus prestigieuses institutions de l’islam sunnite.
« Nous appelons nos concitoyens chrétiens à rester dans leur pays jusqu’à ce que disparaisse la vague de terrorisme dont nous souffrons tous », ajoutent-ils dans une déclaration commune. Ils appellent « les pays du monde » à ne pas faciliter cet exil en aidant ces groupes à immigrer sur leur territoire ».
http://www.lalibre.be/actu/international/appel-aux-chretiens-a-ne-pas-quitter-le-moyen-orient-54807e3a3570a0fe4ca7a237?gclid=CN6ItvyHusYCFZQZtAod47sDmw

Encore une fois, cela ne signifie pas remettre en question l’obligation d’accueil d’urgence des chrétiens ou autres membres de communautés persécutées (yézidis, kurdes, etc.). Mais cela doit pousser à considérer cette pratique comme essentiellement transitoire, et non comme une solution qui se voudrait définitive à un problème exigeant des mesures plus radicales au niveau politique, diplomatique, éventuellement militaire en fonction des situations.

Car la responsabilité occidentale est souvent engagée par le fait d’avoir contribué, directement ou indirectement, à causer ou à aggraver les troubles à l’origine de l’émigration.

Même lorsque de telles interventions pouvaient éventuellement être justifiées par un légitime devoir d’ingérence (par exemple éviter le probable massacre de la population civile de Benghazi par les troupes de Kadhafi en 2011), les insuffisances et incohérences dans la gestion de l’après-intervention, qui ont amené de forts mouvements d’émigration, doivent nécessiter des engagements forts en vue de réparer les erreurs commises, et dont les modalités (politiques, diplomatiques, éventuellement militaires) sont à préciser selon les cas au niveau international.

« L’intervention militaire qui a mis fin à une dictature féroce n’a été accompagnée d’aucune stratégie pour l’après. Maintenant, nous en payons les conséquences : 91 % des migrants arrivant en Italie sont partis des côtes libyennes qui ne sont surveillées par aucun gouvernement »

déclare Matteo Renzi dans son bel article « L’Europe tout entière doit se saisir du problème des migrants », Le Monde du 28-29/06 2015.

Même élargi, le seul accueil des victimes de telles incohérences ne peut donc en aucun cas servir d’alibi pour éluder les véritables solutions à long terme, qui relèvent de la politique étrangère.

Il serait inacceptable que la communauté internationale s’accommode d’un fait accompli dont elle a souvent contribué à générer les aberrations.
À ce titre, des déclarations telles que la suivante sont pour le moins inquiétantes, par la grave démission qu’elles révèlent :

http://francais.rt.com/international/3497-daesh-uk-Barrett-transformation

Et il doit être exclu qu’elles puissent devenir la règle.

 

Pour ce qui est maintenant de l’émigration économique, les réelles capacités d’accueil de l’Europe souvent invoquées – à juste raison – par les partisans d’une libéralisation de l’immigration (cf. chiffres cités plus haut) ne semblent pas devoir non plus constituer un argument suffisant pour légitimer une ouverture illimitée de l’espace européen aux migrants.

Et cela non pas pour justifier une politique migratoire « de droite », qui n’aurait en vue que la soi-disant défense des intérêts des travailleurs « nationaux » contre la concurrence venue de l’immigration (la plupart des études montrant en effet que l’immigration, si elle n’est pas partout une nécessité démographique comme c’est le cas en Allemagne, contribue de façon générale au développement et à l’emploi dans les pays d’accueil, cf. en particulier les articles économiques du Musée de l’Histoire de l’Immigration, que préside justement Benjamin Stora:

http://www.histoire-immigration.fr/histoire-de-l-immigration/questions-contemporaines/economie-et-immigration

et en particulier:
http://www.histoire-immigration.fr/histoire-de-l-immigration/questions-contemporaines/economie-et-immigration/quel-est-l-effet-de-l-immigration-sur-le-marche-du-tr
et les ressources bibliographiques).

Mais j’ai souvent insisté dans mes posts précédents sur la nécessité de recentrer l’éthique sur l’entité qui est la véritable origine de l’injonction morale : autrui.

Il devrait en être de même lorsqu’on réfléchit à ce qu’on peut nommer une « éthique de l’économie ».

Or, s’il est important de considérer la question de l’immigration en fonction des effets qu’elle peut avoir sur notre économie et de la situation de l’immigré chez nous, on ne peut faire abstraction, du point de vue éthique, de ce que signifie l’émigration pour l’immigré économique en tant que personne, mais aussi pour son pays d’origine qui constitue l’une des composantes de cette personne.

Sans doute, à l’encontre des proclamations démagogiques qui brandissent l’épouvantail de l’invasion, l’Europe peut-elle en effet accueillir plus d’immigrants, y compris économiques, qu’elle n’en accueille actuellement, comme en témoignent les chiffres mentionnés dans l’émission citée.

Et cela doit valoir pour ce qu’on pourrait nommer les « urgences économiques ».

Mais toute immigration économique relève-t-elle d’une urgence comparable à celle qui caractérise l’émigration politique ?

Il paraît difficile d’éviter ce questionnement.

Car au-delà des efforts concrets de solidarité que suppose cet accueil – efforts à la portée de l’Europe, on l’a vu mais dont on ne doit pas cacher qu’ils ne seront pas nécessairement en cohérence avec la revendication ou le maintien de certains avantages des citoyens européens – le propre de la solidarité étant d’avoir un coût… – la question essentielle est de déterminer si l’accroissement de cette immigration économique se fait véritablement au bénéfice à long terme de l’immigré et de son pays d’origine.

Tout immigré, économique comme politique, reste lié au pays qu’il a dû quitter du fait de circonstances dont, la plupart du temps, il n’est pas maître, soit pour sauver sa vie, soit simplement pour la gagner.

Or, il serait tragique que son émigration contribue à la ruine de ce pays qu’il porte dans son cœur et qu’il espère le plus souvent revoir un jour dans une situation meilleure.

Encore une fois, comme devant les urgences politiques, l’accueil d’urgence constitue un devoir dans le cas de détresses économiques graves.

Mais il ne faudrait pas transformer son caractère de nécessité provisoire en reconnaissance d’un fait économique accompli, qui servirait à son tour d’alibi pour entériner des situations institutionnelles, économiques, démographiques, inacceptables dans les pays d’origine.

Hélas, en dépit de la contribution réelle au développement que peuvent apporter les ressources rapatriées par les émigrés dans leurs pays d’origine (contribution qu’il faudrait bien sûr préciser au cas par cas), on est en droit de se demander si le bilan de l’émigration s’avère véritablement positif à long terme pour les pays de départ (fuite de main d’œuvre, fuite de cerveaux, etc.). Et si l’émigration, souvent implicitement favorisée par les pays d’origine, ne constitue pas pour eux une solution de facilité, une béquille dont il serait urgent d’apprendre à se passer pour accéder sur le long terme à un développement réellement autonome.

Une trop grande « ouverture » des pays d’accueil peut alors contribuer à maintenir, sous couvert des fameuses « bonnes intentions » d’une certaine bienpensance à courte vue, un « appel d’air » qui, en pompant les ressources locales, désormais humaines, enfermerait bien des pays en voie de développement dans une nouvelle forme de dépendance et d’exploitation néocoloniale, paradoxalement encouragée par les « bons sentiments » susdits.

Selon la CNUCED, les pays africains dépensent 4 milliards de dollars par an pour compenser le départ de ses personnels qualifiés. Pour autant, la fuite des cerveaux (brain drain) pourrait constituer un gain ou brain gain en faisant du migrant un « passeur » ou un « intermédiaire ». Plusieurs mécanismes peuvent intervenir : transferts fonds, réduction du chômage des diplômés, diffusion du savoir dans le cadre de retour ou via des processus d’imitation technologiques, incitation à la formation pour les jeunes du pays dans l’espoir de travailler à l’étranger, création d’entreprises grâce à l’épargne accumulée à l’étranger… Ces perspectives positives pour les pays d’origine restent conditionnées aux possibilités de retour et d’installation des migrants. Des possibilités qui relèvent des cadres juridiques des politiques migratoires des pays d’accueil et des conditions économiques et politiques des sociétés d’origine. D’où la nécessité, pour « faire de l’exode des compétences un atout », de favoriser des politiques de coordination impliquant Etats, associations de migrants, ONG, entreprises internationales…
http://www.histoire-immigration.fr/histoire-de-l-immigration/questions-contemporaines/economie-et-immigration/que-signifie-l-expression-fuite-des-cerveaux
(c’est moi qui souligne).

Bien sûr, dans ce cas encore, le passé colonial des nations occidentales confère à celles-ci une responsabilité certaine dans des situations de mal développement, et les oblige à un devoir particulier de solidarité.

Mais ce constat n’a aucune raison de constituer un argument incantatoire qui dissimulerait les incohérences politiques, gabegies économiques et autres corruptions au niveau local dans les pays d’émigration.
Malgré des ambiguïtés politiques qui demeurent, des exemples comme celui de l’Angola, pays en pleine croissance et future cinquième puissance économique du continent africain alors qu’il y a été l’une des dernières colonies occidentales, de plus ravagée par une guerre impitoyable, montrent que le mal développement n’est pas nécessairement une fatalité de l’héritage colonial. Après avoir été colonie du Portugal, l’Angola reçoit désormais des immigrants économiques portugais !

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/12/09/l-angola-terre-de-refuge-pour-les-portugais_1792234_3234.html

Je terminerai par une brève récapitulation :

– En ce qui concerne l’immigration politique et le droit d’asile, l’exemple cité de l’Allemagne et d’autres pays nous montre à l’évidence que la France est bien loin de remplir ses devoirs pour ce qui est de l’accueil d’urgence.

Même si ce nécessaire élargissement des bénéficiaires du statut de réfugié ou de la « protection subsidiaire » ne peut donc en aucun cas se substituer à une réflexion – et une action – forte et vigoureuse en ce qui concerne les solutions à long terme à apporter au niveau de la politique étrangère.

– En ce qui concerne maintenant l’immigration économique, comme le rappelle encore Matteo Renzi, art. cité), la première urgence est que « tous sans distinction soient sauvés et aidés ». Et bien sûr, c’est à l’Europe entière de participer à ce sauvetage de façon solidaire.

Mais, continue Matteo Renzi,

« Cela dit, nous savons tous que, une fois les migrants sauvés, il n’y a pas de la place pour tout le monde. Ceux qui ont droit au statut de réfugié doivent être accueillis en Europe. Et pas seulement en Italie. Je sais bien que c’est ce que stipulent les accords de Dublin, malheureusement signés par le gouvernement de l’époque. Mais il n’est pas raisonnable de penser qu’un seul pays peut prendre en charge l’intégralité du problème. Responsabilité et solidarité sont deux concepts qui vont de pair.
Les migrants déboutés du droit d’asile doivent être renvoyés chez eux. Et, dans ces pays, il est du devoir de l’Europe – Italie comprise – d’en faire plus en termes d’aide au développement, de projets de coopération internationale, d’échanges culturels et technologiques » (art. cité. C’est moi qui souligne).

Le développement des « pays les moins avancés » (PMA) constituant en effet l’une des conditions essentielles pour réguler sur le long terme les mouvements de population.

Outre la lutte contre les passeurs, cette coopération avec les pays d’émigration doit d’ores et déjà intégrer le contrôle des flux migratoires, ainsi qu’un travail d’éducation, d’information et de sensibilisation en ce qui concerne les opportunités possibles, mais aussi les illusions et les dangers de l’émigration. Éducation aussi quant à la responsabilité qui incombe à chaque citoyen de participer à sa mesure au développement de sa patrie, que ce soit par le fait d’assumer sa résidence ou celui de programmer son retour.

Pour ce qui est de la délivrance des titres de séjour des migrants économiques dans les pays d’accueil, ne faudrait-il pas alors instituer une sorte « d’observatoire des urgences économiques », ou du moins mieux orienter en ce sens l’action des institutions qui existent déjà ? Un tel organisme statuerait sur le bien-fondé d’une demande en fonction de la détresse réelle du demandeur, des conditions de son pays d’origine ainsi que de ses chances d’insertion dans le pays d’accueil.

Dans les cas où de telles évaluations se révèlent négatives, « les migrants déboutés (…) doivent être renvoyés chez eux », comme le dit encore Matteo Renzi.

Après en avoir exclu les abus, il importerait donc aussi de décriminaliser aux yeux de l’opinion les procédures nécessaires de reconduite qui offusquent tant une certaine bienpensance épidermique, en montrant qu’elles n’ont pas nécessairement pour but de « gagner les voix du FN », ou de satisfaire l’égoïsme ou le repliement nationaliste, mais qu’elles constituent aussi l’une des conditions, en accord avec les pays concernés, de sauvegarde de leur avenir et de leur développement humain, culturel et économique, afin que tous ceux qui le désirent puissent « vivre au pays » ou y retourner.

« L’Europe doit faire la preuve des valeurs dans lesquelles elle croit. L’Union n’est pas un ensemble de liens économiques, mais une communauté d’âmes, de destin, d’idéaux. Si elle fait défaut, c’est l’identité de l’Europe que nous perdons.
Nous voulons défendre une conception différente de valeurs, de civilisation, de paix : c’est pour cela que l’Europe est née. Pas pour la finance ou le pacte de stabilité. Mais pour ces valeurs. Si, à présent, on en fait fi devant la Méditerranée qui s’enflamme et les enfants qui se noient, c’est la fin de l’Europe.
On est à un carrefour : il faut décider si le problème de la Méditerranée est l’affaire de tous ou seulement des pays limitrophes. Si la solidarité et la responsabilité l’emportent, on trouvera des solutions : nombre de citoyens à accueillir ailleurs, opérations d’identification et de réadmission, prise en charge économique. Mais si, au contraire, ce sont l’égoïsme et la peur qui prévalent, c’est l’idée même de l’Europe qui risque de se perdre. Pour ma génération, le sentiment européen est né avec la chute du mur de Berlin. J’avais alors 14 ans, l’âge de mon fils aujourd’hui. Et je ne veux pas que ce soit un mur érigé par la Hongrie sur sa frontière avec la Serbie ou le mur de défiance entre les pays de l’Union qui symbolisent pour lui l’identité européenne.
Il nous faut des règles claires, à respecter par tous. Que les migrants qui répondent aux critères du droit d’asile soient accueillis, et les autres reconduits chez eux. Mais que tous sans distinction soient sauvés et aidés. Pour nous, en Italie, l’Europe est un phare de la civilisation, pas un mur de la peur »(Matteo Renzi, art. cité).

Cela devrait bien sûr valoir aussi pour la France, et la « tradition humaniste » dont elle prétend s’honorer.

 

Ajout 09/07:

Un article qui me paraît intéressant et équilibré sur le sujet:

http://abonnes.lemonde.fr/europe/article/2015/07/09/imposons-que-chacun-des-28-pays-prenne-sa-part-de-migrants-demande-le-directeur-europe-du-hcr_4676138_3214.html

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